Sauver nos forêts

8 05 2007

Nos forêts sont malades, certains arbres dépérissent, les vers de terre disparaissent, les champignons aussi, tout cela semble anodin, mais chaque élément est essentiel à la bonne santé des forêts…

La forêt

Des solutions… Réduire la pollution atmosphérique. Depuis les années 70, d’importants efforts ont été réalisés par de nombreux pays de l’hémisphère nord, afin de diminuer les émissions de dioxyde de soufre. Pour ce faire, le secteur industriel a largement été mis à contribution et la teneur en soufre du pétrole et ses dérivés a été réduite.

Mais il faut absolument faire mieux. En outre, il s’avère urgent de mettre en place une stratégie globale de lutte contre la pollution par les oxydes d’azote, en augmentation en raison de la croissance du trafic routier et de l’intensification de l’élevage. Point crucial : Parvenir à des accords internationaux, car le transport des polluants dans l’atmosphère ignore les frontières politiques.

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Il est trop facile de croire que la solution viendra uniquement des progrès technologiques et des nouveaux efforts consentis par le secteur industriel ! La mobilisation doit être générale. Tout citoyen a le devoir de combattre les gaspillages en tout genre qui participent à la pollution de l’atmosphère.

Il faut également restaurer le potentiel nutritif des sols forestiers. Car les arbres qui dépérissent souffrent notamment de difficultés alimentaires. Un remède adéquat consiste donc à répandre sur le sol forestier les éléments minéraux qui leur font le plus défaut. Il ne s’agit pas d’une fertilisation des sols, mais d’un amendement, car nous devons restaurer ce que nous avons détruit.

Il peut s’avérer utile de planter côte à côte des espèces complémentaires. Fait troublant : des arbres souffrant d’une carence alimentaire sont mélangés à des espèces en bonne santé. Certains arbres forestiers semblent éprouver nettement moins de difficultés que d’autres à se nourrir sur des sols déficients.

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D’une manière générale, les mélanges d’espèces favorisent une utilisation plus équilibrée des ressources du milieu et sont aussi plus stables vis-à-vis des caprices climatiques, des attaques d’insectes et autres aléas. Augmenter l’écartement entre les arbres et pratiquer des éclaircies précoces et plus fortes, constitue un moyen de lutte supplémentaire contre le dépérissement des forêts.

En effet sous un couvert d’arbres moins dense, le sol reçoit plus d’eau et plus de lumière ce qui accélère le travail des microorganismes qui transforment les feuilles mortes et autres débris forestiers en éléments minéraux nécessaires aux arbres.

Les terrains très pauvres et acides poseront toujours un problème. Y imposer une limite à la production de bois sera nécessaire pour ne pas solliciter à l’excès les faibles capacités nutritives du sol.


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